Essonne Seine & Marne Val d'Oise Yvelines Hauts de Seine Paris Seine Saint Denis De vrais droits pour les citoyens Répondre à l'urgence sociale Egalité entre les territoires et les villes Val de Marne
 
Contacter le groupe
Accueil
L'engagement de vos élus
Le groupe
L'info par departement
Les axes de travail
Inscrivez-vous à la lettre d'information
à la lettre d'information
Actualité du Conseil Régional
Communiqués de presse
Dossiers
Les liens
Les forums
Téléchargements
journal
Circulation (Sytadin)
Météo France
RATP
SNCF
AirParif
Conseil Régional d'Ile de France
Journal du groupe N°9

REGARDS sur la région Ile-de-France (trimestriel N°9 - 2009 - Budget 2008 : desserrer les contraintes pour renforcer nos priorités)
Télécharger le journal

Carte solidarité transport

En savoir plus...

> Elus > Daniel Brunel >
Envoyer cet articleImprimer cet articleAjouter cet article aux favoris
conférence de presse de rentrée
Les propositions pour enrayer le déclin économique du département (77)
Intervention de Daniel BRUNEL
Mercredi 7 septembre, Michel Billout, Sénateur Maire de Nangis, Daniel Brunel, Vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, chargé de l’emploi et de la formation professionnelle et Michèle Guzman, secrétaire départementale de la fédération du PCF ont présenté, lors d’une conférence de presse de rentrée, un état des lieux de la situation départementale de l’emploi et fait part de leurs propositions pour enrayer le déclin économique, pour y développer une politique offensive et dynamique de l’emploi...

Mesdames, Messieurs,

Si nous avons souhaité aborder les questions de l’emploi, dans cette conférence de presse de rentrée, c’est bien parce qu’elles sont au cœur des préoccupations des Français et également des habitants de Seine et Marne.

Il ne s’agit pas de polémiquer sur des chiffres mais de constater que dans notre département, la situation de l’emploi est une des plus difficiles de la région.

En effet, alors que le dynamisme économique de notre département en a fait longtemps une locomotive francilienne, force est de constater aujourd’hui, un réel essoufflement.

Je ne reviendrai pas sur les responsabilités du gouvernement en la matière, les français ne sont pas dupes qui considèrent à 80% que de Villepin a perdu son pari sur le chômage. Pire, ils sont près des trois quarts à être pessimistes sur les mois à venir. Les 100 jours annoncés arrivent à expiration !

Notre département subit de plein fouet la désindustrialisation qui touche la grande couronne, après avoir affecté la proche banlieue.

Il suffit de rappeler que des groupes comme ABB, SKF, KODAK, NESTLE, tous présents dans le département ont mis en place des plans sociaux, pour cause unique de recherche de la rentabilité financière. Ce sont plusieurs centaines de franciliens qui ont ainsi fait les frais de stratégies décidées ailleurs, par des groupes florissants, pour des actionnaires pressés.

Cette inquiétude n’est pas le seul fait des communistes qui crieraient au loup : les chambres consulaires de notre région, dans le diagnostic économique qu’elles viennent de rendre public font le même constat. Ce recul industriel affaiblit singulièrement notre région. Pour autant, nous ne pensons pas qu’il soit inéluctable, j’y reviendrai plus tard. Vous me permettez de considérer que faire de l’emploi et de la formation, une priorité, implique une responsabilité forte des collectivités territoriales, comme le Conseil Général et, plus particulièrement, le Conseil Régional, mais ne peut conduire à exonérer la responsabilité publique de l’Etat et celle, sociale, des entreprises.

Fondamentalement, il y a un problème de croissance, de relance de la consommation par le pouvoir d’achat des familles, de débouchés économiques et de développement d’une autre politique industrielle.

C’est une autre politique nationale qui est urgemment nécessaire, porteuse d’un nouveau type de croissance.

Nos initiatives régionales que je vais évoquer s’inscrivent dans une ligne impliquant une autre façon de traiter les questions sociales et économiques du bassin de l’emploi, du département, de la région jusqu’au niveau national.

Ainsi, dans chaque région, comme en Ile de France, nous suggérons les moratoires suspensifs sur les décisions de suppressions d’emploi et délocalisations pour avancer d’autres solutions, avec pouvoir de propositions des comités d’entreprise contre les licenciements et menace de remboursement de toutes les aides publiques :

-  sécuriser les parcours professionnels : chaque salarié doit pouvoir être assuré, soit du maintien dans l’emploi modernisé, avec la formation nécessaire payée, soit d’un reclassement choisi sans perte de salaire, ni précarité.

-  En finir avec la culpabilisation des chômeurs, augmenter les indemnisations et les minima sociaux, organiser le retour à l’emploi choisi, avec la formation.

-  Organiser des conversions d’emplois précaires en emplois stables.

-  Contrôler et changer l’utilisation des fonds publics versés aux entreprises.

-  Décider d’objectifs chiffrés annuels contrôlables de création d’emplois.

-  En finir avec le saupoudrage des aides aux entreprises.

-  Mettre en place des Fonds régionaux pour l’emploi et la formation dotés à partir des budgets régionaux. Ils mobiliseraient et réorienteraient le crédit des banques, par la prise en charge d’une partie des intérêts versés par les entreprises pour leurs crédits à l’investissement en fonction de leurs engagements d’emplois et de formations. Ce fonds (FRIDEF), je l’ai initié au titre du budget 2005.

Aussi, sans attendre, le Conseil Régional Ile de France a, dès son installation, il y dix huit mois, pris la mesure des attentes de nos concitoyens dans le domaine de l’emploi, et à mon initiative, un certain nombre de mesures d’urgence et, à plus long terme, a été prise :

-  il s’agit tout d’abord du dispositif « emplois tremplins » que nous développons en collaboration avec l’ANPE et un certain nombre de départements dont la seine et marne ;

-  il s’agit également de l’aide que nous apportons aux élus ou représentants des salariés pour leur permettre dans le cadre de restructurations et de plans sociaux de construire des propositions alternatives ;

-  il s’agit enfin du soutien apporté par la région, aux salariés qui défendent leur emploi.

Mais tout cela ne suffit pas à construire une politique régionale. C’est pourquoi fort des compétences de la région, nous entendons construire un avenir. C’est le sens de ce que nous entamons au travers d’un schéma régional de développement économique.

Ce schéma qui trouvera son aboutissement à la mi-2006, la Région pointera les grands secteurs et territoires sur lesquels dans le domaine économique et de l’emploi, elle entend travailler, se projeter et accompagner la recherche, l’innovation mais également la transmission, la reprise d’entreprise, la confortation de secteurs économiques, aujourd’hui, menacés.

Pour autant, nous ne restons pas l’arme au pied et d’ores et déjà nous travaillons sur les éco-industries et éco filières, l’agriculture et l’agro-alimentaire par exemple, aussi, la consolidation de nos industries aéronautiques et spatiales, de l’automobile...

A cette occasion, nous allons examiner les aides aux entreprises, leur pertinence et leur efficacité, afin de réévaluer s’il le faut, l’ensemble du dispositif. Nous souhaitons que les critères d’attribution des aides soient objectivés, et inviterons l’état à nous rejoindre dans l’inventaire que nous effectuerons et le contrôle que nous voulons mettre en place.

Le travail mené sur les pôles de compétitivité en Ile de France peut ouvrir des perspectives. Dans notre région, trois pôles à vocation mondiale sont retenus dont un concerne le département, celui sur l’image. De plus nous avons le pôle « ville et mobilité durable, dont l’épicentre se situe dans le 77.

Il reste la question de « la gouvernance » et à ce titre, la région n’a pas vocation à être un « tiroir caisse », ni à contribuer à mettre en concurrence les emplois et les territoires entre eux. C’est le sens de mon interpellation faite au Président de la Région, lors de l’exécutif tenu hier.

A travers le travail mené sur la recherche et le développement, le soutien que nous allons apporter, c’est bien l’emploi qui est visé, son développement dans les années à venir, le maintien sur nos territoires d’une activité économique diversifiée.

Un mot encore sur notre volonté d’inscrire les territoires dans une reconquête de l’emploi ; vous connaissez tous la situation du sud Seine et Marne à travers les différents plans sociaux ; cela nous a amené à réfléchir à des outils d’anticipation des mutations économiques, de création d’emploi, d’accompagnement des salariés dans leur emploi et leur formation, en appliquant financièrement les entreprises concernées. La plate forme sud 77 se fixe ainsi quatre objectifs :

-  développer une action prospective sur les évolutions économiques sud Seine et Marne et assurer un suivi préventif des entreprises ;

-  coordonner et mettre en cohérence les actions de développement territorial, de revitalisation, de ré industrialisation ;

-  coordonner les activités de reclassement lorsque ces problèmes sont posés ; mettre en œuvre une politique prospective de formation professionnelle ;

-  harmoniser les actions des différents acteurs et mettre en œuvre une réflexion permettant la création d’une future maison de l’emploi.

Ces objectifs travaillés depuis plusieurs mois, concrètement identifiés en maintien et en création d’emplois, reçoivent l’assentiment des entreprises, du conseil général, des collectivités locales, de la région. Aujourd’hui, alors que nous sommes prêts à les mettre en œuvre, le Préfet du département bloque toute signature et permettez-moi l’expression « fait monter les enchères », joue les oppositions entre élus, tout en cherchant à minimiser la contribution financière de l’Etat.

Ce n’est pas acceptable, car les « otages » dans ce cas là sont les salariés qui ont perdu ou vont perdre leur emploi.

Je ne parle pas de l’attitude des parlementaires UMP, en particulier de Monsieur JEGO qui fait oeuvre de grande duplicité : « Je soutiens inconditionnellement le gouvernement, et je suis avec les salariés ». Nous disons, trop c’est trop !

Ce que nous souhaitons faire en sud Seine et Marne peut aussi intéresser d’autres territoires fragilisés, en Ile de France. Nous réfléchissons à l’extension de ce type de démarche.

Donner aux salariés des réelles perspectives permettant de conjuguer emploi et formation, à travers des dispositifs que nous voulons expérimenter de sécurité d’emploi et de formation.

Fédérer l’effort de tous : collectivités locales, banques, entreprises à travers le fonds régional pour l’investissement le développement de l’emploi et de la formation que j’ai initié en début d’année.

Mieux accompagner les territoires dans leur développement : c’est en ce sens que sont développées des aides aux franges franciliennes qui ont bénéficié à ADR ou que nous examinons l’accompagnement de la requalification des zones d’activité comme nous allons le faire, par exemple, à Moret sur Loing.

Travailler sur la durée : je vais dans les semaines à venir, le 17 octobre précisément, réunir les états généraux des formations point de départ de l’élaboration d’un plan régional des formations. C’est capital, dans un département comme le nôtre où 16% des jeunes sont inscrits au chômage soit 50 % de plus que la moyenne régionale. J’entends porter au débat l’adaptation de l’appareil de formation et le fait que d’ici la fin de la mandature aucun jeune francilien sans qualification ne soit exclu d’un dispositif de formation, qualification, insertion dont la région a la maîtrise.

Le 28 novembre, dans le même esprit, je réunirai la deuxième conférence régionale pour l’emploi et le développement économique, qui, à partir d’un diagnostic des forces et faiblesse de notre région dans le domaine économique soumettra au débat public, pendant tout le premier trimestre 2006, des pistes de travail et d’amélioration des scénarii cibles qui permettront de construire notre région, à moyen terme.

Démocratie transparence, responsabilité, tels sont les choix de cette rentrée 2005. En assumant tout cela, nous ne manquerons pas non plus, de mettre chacun devant ses responsabilités qu’il s’agisse de l’Etat, des entreprises. Avec un seul objectif, faire plus et mieux en termes d’emploi pour les seine et marnais.

Pour ce faire, notre démarche et nos propositions ne valent que si nous sommes en situation de favoriser les interventions des salariés et des populations.

Nous nous y employons.

Merci de votre attention.

Article du mercredi 7 septembre 2005
Erreur : filtre « 1 » non défini

 

 

LISTE DES FICHIERS JOINTS
Intervention de Daniel Brunel (Word)

 

Daniel Brunel
Les questions de l’emploi en seine et marne
Devant le laisser faire de l’Etat, Daniel Brunel fait des propositions au Président du Conseil général
HALTE à la casse économique, industrielle en Ile de France et dans le pays !

savoir plus
Emploi / Développement économique
La Région exprime une vive inquiétude face à l’annonce de la suppression de 345 emplois à Vitry par la direction de SANOFI-AVENTIS
Voeux 2008 du groupe CACR
Agir sur l’ensemble de territoire
Renforcement de la gamme des outils régionaux du financement en capital
La Région adopte le nouveau Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM)


 

Droits réservés © 2003 - Groupe Communiste, Alternative Citoyenne et Républicain à la Région Ile de France
Site conçu et réalisé par NetAktiv Multimédia grâce au logiciel libre SPIP