Essonne Seine & Marne Val d'Oise Yvelines Hauts de Seine Paris Seine Saint Denis De vrais droits pour les citoyens Répondre à l'urgence sociale Egalité entre les territoires et les villes Val de Marne
 
Contacter le groupe
Accueil
L'engagement de vos élus
Le groupe
L'info par departement
Les axes de travail
Inscrivez-vous à la lettre d'information
à la lettre d'information
Actualité du Conseil Régional
Communiqués de presse
Dossiers
Les liens
Les forums
Téléchargements
journal
Circulation (Sytadin)
Météo France
RATP
SNCF
AirParif
Conseil Régional d'Ile de France
Journal du groupe N°9

REGARDS sur la région Ile-de-France (trimestriel N°9 - 2009 - Budget 2008 : desserrer les contraintes pour renforcer nos priorités)
Télécharger le journal

Carte solidarité transport

En savoir plus...

> Elus > Gabriel Massou >
Envoyer cet articleImprimer cet articleAjouter cet article aux favoris
Séance du Conseil régional des 14, 15 et 18 décembre 2005
Orientations budgétaires 2006
Lors de la séance, Gabriel Massou, au nom du groupe, est intervenu sur le débat des orientations budgetaires et à insisté sur les priorités que la Région doit mettre en avant pour l’année 2006.

Les orientations budgétaires doivent fixer les priorités et l’ambition de nos politiques régionales.

Cette réflexion se nourrit, de l’ampleur et de la diversité des attentes des franciliennes et des franciliens.

Elle doit également prendre en compte la part de la responsabilité écrasante de la politique gouvernementale, dans l’aggravation de la crise sociale qui atteint nos concitoyens et les collectivités territoriales et dont nous venons de vivre un symptôme majeur à travers l’expression du désarroi des jeunes et des très jeunes des quartiers populaires.

Les élus CACR, souhaitent que cette première discussion budgétaire donne le sens et la cohérence de la politique régionale qui s’imposera à l’ensemble des secteurs budgétisés. A ce stade, le débat doit rester ouvert et le travail devra se poursuivre dans la concrétisation des choix esquissés, tous secteurs confondus, et dans la recherche des moyens pour les réaliser.

L’enjeu dépasse la simple question du niveau de la progression financière du budget. Pour nous la question des recettes n’est pas réglée a priori. Elle doit être traitée à l’aune d’une logique politique que nous voulons empreinte des valeurs sociales, humanistes, écologistes communes à notre majorité de gauche et capable de stopper la fragmentation sociale en cours.

Je voudrais d’abord préciser notre conception du rôle de notre collectivité en Ile de France. Il ne suffit pas de répéter que le développement de notre région passe par la conciliation de la compétitivité économique et de la cohésion sociale. Qui ne souscrirait à une telle formulation ? Nous la partageons comme beaucoup d’entre vous même si nous l’exprimons à notre façon. Mais nous ne pouvons plus nous contenter d’un tel niveau de généralité.

Les défis auxquels nous sommes confrontés nous demande en effet d’être bien plus novateurs en admettant que la gravité de la crise sociale interroge l’ensemble des politiques publiques.

Nous devons prendre à bras le corps les processus ségrégatifs en œuvre qui font éclater notre région, des processus qui plongent loin dans notre histoire politique mais des processus dangereusement aggravés par la politique gouvernementale et les gestions des entreprises. Notre principal défi est d’inverser les logiques qui produisent les inégalités sociales, territoriales et environnementales. C’est à ce prix que l’on peut donner un sens à des objectifs comme ceux que nous disons poursuivre en investissant les pôles de compétitivité, en voulant renforcer l’innovation et l’attractivité de l’île de France. Selon nous, voilà l’ambition régionale que nous devons affirmer, ambition qui peut prendre appui sur ce que nous avons déjà fait mais qu’il est urgent de renforcer.

Excusez mon insistance mais si ce projet allait autant de soi la rédaction de la carte de France de la Région pour 2006 ne retiendrait pas pour seul symbole "la région île de France comme chef d’orchestre de pôles de compétitivité de dimension mondiale".

L’année 2005 a été une année très dure pour nombre d’habitants, d’associations, de collectivités. Les effets des coupes sombres de l’Etat dans les dépenses publiques atteignent un niveau socialement et humainement intolérable. Cette politique fragilise de façon extrême les plus vulnérables mais elle atteint progressivement l’ensemble des salariés soumis à la montée de la précarité, du coût de leur logement, à l’incertitude croissante de la scolarité de leurs enfants. Les collectivités locales sont au cœur de cette tourmente. Par la mise en œuvre d’une décentralisation qui les étrangle financièrement et politiquement, elles voient leur champ d’intervention politique et économique se rétrécir. Certains départements de province sont en voie de cessation de paiement.

Notre région n’échappe pas à cette pression, alors qu’elle est particulièrement caractérisée par une série de fractures qui grèvent son développement et que le travail en cours sur le SDRIF met régulièrement en lumière.

La lisibilité politique que nous proposons pour ces orientations budgétaires est de répondre aux attentes sociales, sans saupoudrage ni dispersion mais avec un objectif transversal : permettre l’accès à la qualité de vie pour tous et rechercher systématiquement la réduction des inégalités dans tous les domaines. C’est pourquoi nous proposons de prioriser à la fois le cœur de nos champs de compétences et la prise en charge des urgences sociales.

En premier lieu je pense aux rapports cadre votés aussi bien dans les domaines de la culture, de la recherche, hier du logement, aujourd’hui de l’économie sociale et solidaire ... cette nouvelle équation du budget 2006 trouve ici toute sa place.

La politique de la ville quant à elle, nécessite d’être revisitée. Les récentes révoltes sont révélatrices de l’abandon dans lequel se trouve une partie de nos territoires, de ses habitants, de ses salariés, de sa jeunesse. La région doit, plus que jamais se positionner en acteur des projets politique de la ville qu’elle soutient.

En matière d’Education nous savons que les inégalités frappent durement. Que ce soit dans les lycées ou les CFA, la fracture sociale est particulièrement présente. Il suffit pour s’en convaincre d’examiner les différences des taux d’accès aux différents niveaux de diplômes selon les zones géographiques, les origines sociales ou le genre. La cohérence de la politique régionale doit être de viser la réussite de tous par la complémentarité des modes et voies de formation, en cherchant l’élévation des niveaux des qualifications et la lutte contre les sorties, bien trop nombreuses, sans qualification. Cela implique des efforts maintenus en matière de dotations de fonctionnement et d’équipement mais cela appelle aussi des objectifs plus volontaristes. C’est ce qui est fait avec le COM dans le domaine de l’apprentissage. C’est ce qu’il faut faire dans le domaine des lycées. 168 établissements figurent dans la liste des opérations de rénovation à programmer d’ici 2010. Une politique de réussite pour tous demande donc de ne pas freiner l’effort. C’est pourquoi nous proposons de situer les AP en 2006 à hauteur du budget de 2004. Voilà des objectifs autrement motivants que ceux des renoncements gouvernementaux incarnés par cette incroyable fascination pour l’apprentissage à 14 ans.

Le secteur du transport : Nous l’avons déjà dis, le transfert du STIF à la région Ile de France peut être une opportunité historique pour une nouvelle ère des transports publics dans notre région. L’amendement minable adopté à l’assemblée nationale ne doit pas nous conduire à rabaisser nos ambitions. La gauche en Ile de France peut relever le défi des 2/3 imposés par l’UMP. Prenons, dès le début janvier, les décisions politiques qui s’imposent, désignons nos représentant et mettons nous au travail pour que le STIF se donne les moyens de ses ambitions avec un budget 2006 répondant aux exigences légitimes des usagers sur la tarification sociale et l’amélioration de la qualité des transports.

La nouvelle majorité de gauche renforcée, aura la responsabilité historique d’afficher ses objectifs pour les 20 prochaines années et de répondre aux urgences, notamment en matière de gratuité.

Notre budget 2005 avait prévu la gratuité pour les chômeurs : il est temps de concrétiser nos promesses. Pour les élus de notre groupe c’est une question d’éthique et de confiance sur laquelle nous ne tergiverserons pas.

Il faut nous engager dans une troisième grande phase de développement du transport public. Une démarche en cohérence avec l’affirmation qui figure en bonne place dans les orientations budgétaires, de mener, je cite, « une action déterminée et volontariste pour assurer les conditions d’un développement solidaire, durable et partagé ». Il faut réfléchir au financement, bien au-delà de nos capacités d’auto financement. Ainsi, pourrons nous inscrire notre région dans une grande ambition, correspondant aux enjeux d’aménagement, de déplacement d’avenir énergétique. C’est indispensable et c’est dès 2006 qu’il faut aborder cette problématique en envisageant le recours à un grand emprunt du STIF garanti par la région et les départements.

Les recettes de notre collectivité. Les moyens existant actuellement ne peuvent à eux seuls répondre à l’ampleur de la tache. La question des ressources nouvelles et pérennes se pose dans toute son acuité. Il faut trouver les réponses tant au niveau national que local. Vous le savez, nous proposons une grande réforme de la fiscalité et nous avons des propositions pour de nouvelles ressources régionales : FARIF, versement transport, rente foncière, taxation des actifs financiers des entreprises. Toujours différer cette exigence nous conduira à l’impasse. Surtout lorsqu’il faut faire face à des mesures « boucliers » comme celle que l’état met en place avec la réforme de la taxe professionnelle ou la lamentable tentative de bloquer les recettes du Stif.

Aujourd’hui nous ne maîtrisons que 30% de nos recettes, il est donc impossible de réduire notre marge de manœuvre à la seule fiscalité locale. Evidemment cette question du niveau de la pression fiscale se posera quand il faudra boucler cette préparation budgétaire. Nous ne la tranchons pas a priori et nous redisons avec force que nous ne la traiterons pas isolément des choix d’ensemble qui fonderont la cohérence de la politique régionale.

Pour l’investissement, une politique dynamique de l’emprunt continue de s’imposer pour notre collectivité qui a un taux d’épargne au dessus de la moyenne et qui est dans une situation financière saine.

Par nos actes volontaires nous devons nous inscrire dans un processus de croissance et de développement. Notre région, notre pays en ont besoin.

Monsieur le Président, chers collègues, voilà la contribution que le groupe CACR entendait apporter à cette réflexion budgétaire.

Intervention en séance du jeudi 15 décembre 2005
Erreur : filtre « 1 » non défini

 

 

 

Gabriel Massou
Rapport cadre permettant la réduction de inégalités sociales et territoriales
Intervention générale sur le Budget 2006
En réponse à la Niche du FN, référendum sur la sécurité

savoir plus
Budget
Gabriel Massou apporte l’explication de vote du budget 2009, pour le groupe CACR
Intervention de Philippe Camo pour le groupe CACR, sur le budget culture
Intervention de Sylvie Altman pour le groupe CACR sur le dossier concernant les routes et voiries, la transport de marchandises en site propre et l’environnement des infrastructures de transports
Rosita Jaouen est intervenue pour le groupe CACR sur l’annexe des Transports en commun
Bénédicte Bauret est intervenue, au nom du groupe CACR sur les projets de budget concernant le développement social, santé, handicap et l’économie sociale et solidaire
Séance du conseil régional
Intervention du groupe CACR - François Labroille -
Intervention du Groupe CACR - Sylvie ALTMAN s’exprime sur le PNR (Parc Naturel Régional) de la haute vallée de Chevreuse et le renouvellement de la demande de prolongation du classement.
Intervention du Groupe CACR - Gabriel Massou revient sur le financement d’équipements de diffusion d’images dans les rames des nouveaux trains franciliens.
Intervention du Groupe CACR - Sylviane CHAVANY
Intervention du Groupe CACR - Bénédicte Bauret
Séance du Conseil des 14 et 15 décembre 2005
Participation de la Région à Paris Europlace - Institut Europlace de Finance
Convention constitutive du GIP Sud Seine-et-Marne : plateforme de revitalisation et de développement du Sud Seine-et-Marne
Schéma des formations, bilan de mise en œuvre janvier 2001-novembre 2005
Mise en œuvre de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales pour les lycées
Enfin de l’espoir pour le logement social en Ile-de-France


 

Droits réservés © 2003 - Groupe Communiste, Alternative Citoyenne et Républicain à la Région Ile de France
Site conçu et réalisé par NetAktiv Multimédia grâce au logiciel libre SPIP