Aujourd’hui, comme nous l’avons déjà fait remarqué lors des précédents débats sur les modes de garde de la petite enfance en Ile-de-France, l’offre de service est largement insuffisante sur l’ensemble de notre Région.
Largement insuffisante, mais surtout très discriminante.
La situation socioprofessionnelle et familiale des parents est un facteur d’inégalités flagrantes quant au mode de garde.
La mesure d’aide aux familles monoparentales en recherche d’emploi proposée par ce rapport est intéressante, et nous soutenons l’ambition d’une politique volontariste envers les femmes précarisées et isolées.
Cependant, et face à la situation de plus en plus difficile de nombre de femme avec enfants, face à leurs difficultés à trouver un emploi, à garder une vie sociale, à se former, etc. l’ampleur du dispositif semble faible et l’impact - budgétaire en particulier - difficile à évaluer.
Nous souhaiterions que soit engagée une vraie réflexion sur la politique en faveur de la petite enfance, les modes de gardes, les aides aux parents en difficultés sociales, les femmes isolées.
Ce rapport pose la question de l’empilement d’un certain nombre de mesures ponctuelles et du manque d’une cohérence des politiques régionales.
Une politique ambitieuse pour l’accueil des enfants de moins de trois ans doit donc se baser sur des critères de lutte contre les inégalités et prendre véritablement en compte les besoins et conditions de vie des populations.
Un engagement politique fort dans le cadre d’un grand service public de qualité dans le secteur de l’accueil de la petite enfance, dans lequel la Région puisse prendre toute sa place, nous paraît être le seul moyen d’assurer à toutes les familles un accueil sécurisé pour leurs jeunes enfants, offrant des moyens d’éveil, d’apprentissage, de socialisation à un coût financier supportable.
Mettre en synergie les crèches, les haltes-garderies, les ludothèques... permettrait de répondre aux besoins de places dans un environnement éducatif de qualité pour l’enfant, en ayant soin de développer la diversité des modes de garde.
Parce qu’il a l’ambition d’apporter une aide, même ponctuelle, aux femmes en situation sociale et familiale difficile, nous voterons ce rapport, en souhaitant que la réflexion sur une politique ambitieuse de la petite enfance se mette rapidement en place dans notre collectivité.