Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, chers collègues
Soutenir de façon massive et prioritaire des domaines scientifiques ciblés a été l’un des choix forts du rapport cadre sur l’enseignement supérieur et la recherche de 2005.
Notre Région a en effet décidé d’aider en fonctionnement et en investissement des universités, des centres de recherches qui souhaiteraient travailler ensemble sur des problématiques scientifiques particulières.
La liste des DIM que nous avons soutenus depuis 2005 commence à être longue. Elle a surtout le mérite d’être variée, et c’était là bien là l’objectif, aider à la recherche dans toute sa diversité, des sciences humaines aux sciences dures.
Le but des DIM est de créer des réseaux scientifiques, de rapprocher les acteurs travaillant sur des thématiques communes afin de faire avancer la réflexion, les propositions. Cette volonté régionale permet également une certaine visibilité sur des grands domaines.
Ce dispositif des DIM permet une certaine souplesse, en soutenant des réseaux déjà plus ou moins structurés, sur des thématiques plus ou moins avancées.
Les 3 labellisations de DIM qui nous sont proposés aujourd’hui répondent à cet objectif de structuration mais répondent surtout à la nécessité de faire avancer la recherche.
Les domaines concernés, que ce soit les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’obésité, les maladies infectieuses, parasitaires et nosocomiales, constituent des enjeux considérables en matière de santé publique. D’où la nécessité d’une recherche, notamment en termes de prévention pour diminuer les risques.
Nous avons besoin de spécialistes pour avoir une meilleure connaissance des mécanismes biologiques et physiologiques de ces pathologies.
Au moment où le gouvernement s’en prend frontalement au système médical français en voulant mettre en place des franchises, ce qui aura fatalement des répercussions sur la santé de chacun, je pense qu’il est important que nous donnions un signe fort de soutien à l’égard du monde médical et de la recherche dans ce domaine.
C’est pourquoi nous voterons ce rapport.