Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, Mes cher(e)s collègues,
Une politique se mesure à deux choses : ses orientations et ses moyens.
Les orientations données à cette politique nous conviennent. Donner à notre concept d’éco-région le but de « réduire notre empreinte écologique et son coût social, en offrant les conditions d’un mode de vie harmonieux pour tous dans un environnement sain et d’un développement économique responsable et solidaire » est intéressant. Tout y est : économie, social et écologie. Il s’agit bien là de développer une politique de développement durable. Même si le « social » est évoqué comme un « coût »... et non comme un atout.
Satisfaction également sur la question des priorités régionales. Vouloir privilégier les politiques de prévention, aller vers une démocratie de co-élaboration, favoriser la gestion de proximité, réduire les inégalités sociales et territoriales... autant d’orientations qui nous plaisent. Orientations consubstantielles d’ailleurs de la mise en œuvre d’une véritable politique de développement durable. Pris de cette manière, l’environnement sort de cette vision d’une simple lutte contre les pollutions et les nuisances, pour devenir une affaire de choix de société.
Satisfaction également quant à la traduction financière de ces orientations. Dans le cadre d’un budget contraint, l’environnement est bien pris en compte, avec des crédits d’investissement pratiquement équivalent à ceux de 2007 et des crédits de « fonctionnement » en hausse sensible.
Satisfaction, enfin, quant aux priorités budgétaires. Ce budget contraint n’a pas empêché de faire des choix. Que ces choix se traduisent par une hausse des crédits (énergie, déchets), une baisse (actions transversales, air, bruit,...) ou une stagnation (eau, circulations douces...), ils se justifient.
La seule exception à cette règle concerne les moyens attribués à l’AEV. Nous ne les trouvons pas tout à fait à la hauteur des enjeux. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler lors de l’examen des amendements.
Par ailleurs, nous nous réjouissons de voir aujourd’hui avancer le dossier de l’Agenda 21 régional.
Enfin, permettez-moi une petite remarque. Ce bleu budgétaire nous rappelle fort opportunément que la mise en œuvre de ces différentes politiques s’appuiera en partie sur les compétences des organismes associés à la Région. Et ils sont nombreux : AEV, ARENE, ORDIF, AIRPARIF, BRUITPARIF, NATUREPARIF. Chacun reconnaît ici l’utilité et le travail de ces organismes. Nous étions convenus d’étudier la création d’une « Maison régionale de l’environnement ». Nous souhaitons que cette question soit examinée dès le début de l’année prochaine.
Pour conclure, vous aurez, bien évidemment, compris que nous voterons ce rapport.
Je vous remercie.