Or les orientations novatrices du SDRIF sont toujours combattues par le Gouvernement du président Sarkozy. Après avoir échoué dans toutes ses tentatives depuis 14 mois pour stopper la procédure, empêcher l’enquête publique et remplacer le SDRIF par une reprise en main par l’Etat de tout le projet, il se livre à d’ultimes manœuvres. Roger Karoutchi prétend d’abord depuis quelques jours exiger le report de l’examen du SDRIF pour en vider le contenu. Le secrétaire d’État Christian Blanc chargé de la région capitale, vient ensuite de sortir de sa réserve pour accuser violemment la gauche régionale de ne pas prendre en compte les propositions de l’État et justifier par avance de nouveaux blocages.
Cette offensive constante depuis juin 2007 renvoie à des divergences fondamentales sur le devenir de la Région. Au-delà des arrière-pensées électoralistes, elle oppose deux visions et deux conceptions de l’Ile-de-France.
D’un côté une Droite qui veut imposer ses choix dans tous les domaines, qui ne conçoit le développement économique que dans la concentration de richesse et de luxe pour quelques zones privilégiées avec l’extension des territoires relégués, des populations dans la misère, un aménagement fondé sur l’exacerbation des inégalités qui ne peut que sacrifier l’avenir du plus grand nombre.
Et de l’autre côté, un projet qui s’inscrit dans un modèle de développement, qui relève les défis de la crise sociale et de la crise écologique, pour combattre les inégalités, pour régler les problèmes du logement et des transports, et permettre un véritable développement économique, équilibré et solidaire.
Pour Gabriel Massou, président du groupe CACR, « la droite perd son sang froid, elle n’a pas supporté que la commission d’enquête donne unanimement un avis favorable au SDRIF et cherche de nouveau à déstabiliser la Région par un coup de force qui est totalement inacceptable. Nous ne nous laisserons pas impressionner par les menaces ! Le SDRIF sera adopté le 25 septembre ».