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Chantier du TGV EST
Un moratoire est indispensable pour prendre en compte l’intérêt des Habitants de l’Ile de France
Lundi 3 décembre, une délégation du groupe communiste du Conseil régional a suivi le tracé du futur TGV EST et fait escale dans les villes de Brou, Vaires, Pomponne et Gagny pour y rencontrer les élus locaux, ainsi que les nombreuses associations de riverains et de défense de l’environnement fortement mobilisés contre le projet de réalisation d’un TGV "au rabais".

Daniel Brunel, Josselyne Riou, vice-présidents de l’assemblée régionale, Sylvie Mayer, présidente du comité régional de l’environnement , et Bernard Labbé, conseiller régional de Seine Saint-Denis ont reçu un accueil très chaleureux de l’ensemble de leurs interlocuteurs qui leur ont exposé tout au long de la journée l’ensemble des difficultés qu’ils rencontrent dans leurs communes et l’impossibilité pour eux de se faire entendre.

A Pomponne, la mobilisation est générale et le soutien apporté par les élus communistes apprécié. Véritable ville sinistrée au sens propre du terme, cette commune est déjà traversée par l’autoroute, la nationale 34, une ligne de chemin de fer, des lignes hautes tensions défigurant le paysage et placées au-dessus des habitations. Dans ce contexte, le TGV aérien passant à 15 mètres au-dessus du sol est rejeté par l’ensemble des riverains, de leurs élus : le 26 novembre dernier, une délégation de Pomponne remettait au préfet de département une pétition regroupant près de 700 signatures, soit une par foyer ! Une centaine d’élus régionaux ont soutenu la démarche par solidarité. Une autre étude a été menée en parallèle par des experts, amenant à proposer une solution en tranchée offrant plus de garanties pour l’environnement et la qualité de vie de Pomponne et des villes environnantes. Le surcoût d’une telle opération est estimé entre 170 et 200 millions de francs.

Vaires est quant à elle classée comme point noir ferroviaire avant même l’arrivée du TGV EST. Des demandes de protections phoniques ont été demandées à la Région. Un projet de ville, défendu par l’équipe municipale, nécessite la création d’une dalle au-dessus des voies ferrées pour y implanter un marché.et désenclaver ainsi toute une partie de la commune La demande n’a pas été à ce jour prise en compte. A Gagny, la principale source de nuisance provient d’un pont métallique situé près de la gare centrale, pont dont il s’avère techniquement impossible de gérer les nuisances sonores dues aux vibrations produites par les trains. La municipalité a demandé à RFF de profiter du passage du TGV pour reconstruire un pont plus large pour désengorger le trafic routier et surtout plus silencieux. La demande n’a pas été prise en considération par RFF.

Les difficultés de la ville de Chelles ont été soulevées en fin de soirée lors d’une réunion qui se tenait chez sa voisine, à Brou sur Chantereine. Chelles a comme enjeu majeur la démolition et la reconstruction de sa gare. Le projet initial " jugé trop minimaliste " était de 115 millions de francs, celui qui a la faveur de la population et de l’équipe municipale a un surcoût de 20 à 30 millions de francs. Là encore, aucun financement n’a été prévu. Une incertitude plane toujours sur les zones bénéficiant de protections phoniques.

Au vu des échanges et des divers arguments avancés par leurs différents interlocuteurs, les élus communistes ont estimé que l’ensemble des études n’avait pas été mené à leur terme, notamment en matière de protection des personnes et de leur cadre de vie.

Le groupe communiste, soutenant les demandes légitimes des riverains de la future ligne TGV EST va saisir l’ensemble des instances régionales, nationales et européennes, notamment la banque européenne d’investissement pour faire pression sur RFF afin qu’elle diligente les études indispensables et prenne en compte ses conclusions pour la réalisation de cette nouvelle ligne SNCF dans des conditions plus respectueuses du cadre de vie des habitants de l’Ile de France.

Communiqués de presse du mardi 4 décembre 2001
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