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> Elus > Lysiane Alezard >
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Coopération et action internationale
Une poltique régionale partenariale pour défendre des valeurs et des territoires meurtris
A l’occcasion de la présentation, par l’executif régional, d’un rapport d’Orientation de la politique de coopération décentralisée et des actions européennes et internationales de la Région Ile-de-France, Lysiane Alezard est intervenue au nom des élus CACR pour soutenir un rapport élaboré dans une large concertation, prenant en compte, notamment, de nombreuses demandes des élus CACR...

L’action internationale et européenne de la Région n’est certes pas la plus visible de toutes les politiques régionales ; elle n’en est pas moins la plus transversale, impliquant, à des degrés divers, l’ensemble des secteurs de travail de notre Assemblée.

De plus, compte tenu de l’identité de notre Région (histoire, diversité des populations, poids de la région capitale) et du contexte national et international particulier dans lequel s’inscrit ce projet d’orientation, nous pouvons avoir, pour cette politique internationale et européenne, des ambitions fortes.

Lorsque l’on souhaite définir un axe pour l’action internationale et européenne, il est impossible de faire abstraction du temps et de l’espace dans lesquels nous nous inscrivons.

De fait, l’évolution actuelle du monde, avec ses développements les plus récents que sont la réélection de George Bush et la disparition de Yasser Arafat, peut légitimement susciter de grandes inquiétudes sur l’avenir du monde.

L’état actuel de notre planète est loin d’être à l’apaisement - conflits armés, sous-développement, catastrophes naturelles et industrielles, pandémies. Et les mille milliards de dollars dépensés pour les armements n’y arrangeront rien.

Dans ces conditions, l’affirmation,d’emblée, dans notre rapport, des valeurs que souhaitent porter la Région donne du souffle à l’action que nous souhaitons engager. Je pense tout particulièrement à la lutte contre la pauvreté, à l’action pour la démocratie, la paix dans le monde, l’égalité hommes-femmes, la promotion de la francophonie. Je pense aussi, parmi les avancées retenues, à l’action pour la reconstruction après catastrophes naturelles (notamment en Haïti) et aux intentions de mieux prendre en compte l’action des migrants.

Je souhaite souligner à cet égard la satisfaction de notre groupe sur la méthode retenue pour élaborer cette politique. Autant Mme la vice-présidente que la direction des affaires européennes et internationales ont su constamment être à l’écoute des membres de la commission, de leurs propositions, en prenant en compte les suggestions des uns et des autres.

Ceci a permis de faire réellement évoluer le texte, en nous donnant les moyens de développer, avec l’ensemble des acteurs franciliens (collectivités locales, associations, syndicats...), une véritable politique de partenariats avec les différentes collectivités étrangères choisies.

Je souhaiterais revenir sur quelques aspects abordés dans le rapport.

Tout d’abord, sur l’action européenne, que ce rapport vise à renforcer à juste titre, compte tenu de l’importance des enjeux européens dans le quotidien des régions. Les appréciations sur la construction européenne sont, on le sait, très différentes au sein de notre assemblée. Elles alimentent le débat public comme il se doit, nous ne le réglerons pas ici. En revanche, il nous semble important que l’action européenne, comme l’action internationale, s’inscrive dans un cadre de véritables coopérations entre régions, tant en France qu’en Europe. Notre Région n’a rien à gagner d’une concurrence effrénée avec les autres régions.

De même, si la communication sur l’action européenne peut avoir un sens, veillons bien à ce qu’elle se fasse dans le même esprit que celui développé dans le rapport sur la démocratie régionale - en cherchant à associer les Franciliens et non à se contenter d’essayer de les convaincre. Il s’agit plus, à notre avis, de travailler ensemble sur des projets qui concernent l’ensemble de la population de la région.

Deuxième objectif que nous pouvons, je le crois, saluer. L’affirmation, dans l’exposé des motifs, de la volonté de la région de s’investir dans le processus de paix au Proche Orient, en cherchant à favoriser le dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Je ne crois pas que nous outrepassions là notre rôle, bien au contraire. La Région s’honorerait de contribuer, même modestement, à la relance du processus de paix, dans une situation de tension extrême et de souffrances quotidiennes.

D’autant, on l’a vu encore avec la disparition du président Arafat, que la France jouit d’un prestige particulier dans la région. D’autant aussi, que le poids du conflit est particulièrement sensible dans notre région.

Nous pourrions donc tout à fait travailler avec les élus et collectivités locales et territoriales qui, en Israël et en Palestine, agissent en faveur du dialogue, du rapprochement, de l’existence de deux Etats. Je pense notamment aux initiateurs des Accords de Genève.

Plus généralement, je souhaite particulièrement souligner le caractère transversal de notre travail international, pour qu’il puisse se traduire plus régulièrement dans les coopérations entre les différentes commissions. Ce serait là une source d’initiatives plus riches encore.

En outre, ne négligeons pas non plus que l’action internationale peut se faire dans des lieux très différents, en dehors de la commission ad hoc et de l’Assemblée - je pense aux nombreux espaces de dialogue, d’action, d’échanges d’expériences qui existent partout dans le monde, et dont nous aurions beaucoup à apprendre.

Pour terminer, je souhaite insister sur l’importance de développer des coopérations décentralisées qui soient réellement partagées, qui s’appuient sur les valeurs définies dans le rapport et donc, permettent de développer des partenariats.

Je pense notamment aux nouvelles coopérations proposées avec de grands, voire de très grands pays. Elles auraient tout à gagner à ne pas se faire seulement en faveur des entreprises franciliennes, sans dimension sociale et éthique. Elles doivent aussi permettre à nos futurs partenaires de nous apporter leur savoir-faire, leur expérience.

Enfin, il me semble important, surtout après avoir adopté le rapport sur la démocratie régionale, de prendre mieux en compte dans notre action internationale et européenne, la place et l’engagement souvent très actifs des jeunes de la Région.

Notre groupe votera donc ce rapport avec la volonté d’y apporter constamment une contribution active.

Intervention en séance du vendredi 19 novembre 2004
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Lysiane Alezard
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